Voilà ce que j’ai trouvé en région Ile de France élargie

Ce qui me fait dire qu’il y a eu migration de certains Jodrillat de Sens à la région de Paris, ce sont d’abord quelques bribes d’informations recueillies par ci par là.

D’abord à Noyon dans l’Oise avec la naissance de Louis Clément Bonaventure en 1735 né de Louis et de Françoise Guyon.

Acte naissance Louis Clément Bonaventure Jodrillat en 1735 à Noyon

Parmi ce qui est à peu près lisible, il est dit :

« Le (deuxième?) jour de janvier de cette année (1735) est né du légitime mariage de Mr Louis Jodrillat ??? en cette ville et de Dame Françoise Guyon sa femme et le lendemain a été baptisé par moy soussigné prêtre ??? a qui a été donné le nom de Louis Clément Bonnaventure, le parrain a été ? Bonnaventure Langlois  ??? »

Le lien avec les Senonais est évident car il s’est marié avec Céleste Benoist de Trémont à Sens, paroisse Saint Hilaire, en 1763, et il est décédé dans cette même ville en 1811.

Acte de mariage de Louis Clément Bonaventure Jodrillat :

Acte mariage Louis Clément Bonaventure Jodrillat en 1763 à Sens 01

Acte mariage Louis Clément Bonaventure Jodrillat en 1763 à Sens 02

On y lit :

« Ce jourd’hui, 31 janvier 1763 après une seule publication faite tant en cette paroisse qu’en celle de Saint Eustache de Paris des bans du futur mariage entre Messire Louis Clément Bonaventure Jodrillat écuyer fils majeur de Messire Louis Jodrillat écuyer secrétaire du Roy, maison et couronne de France et de ses finances de la paroisse de Saint Eustache de Paris et de défunte Dame Françoise Guyon d’une part et Demoiselle Céleste Benoist de Trémont fille mineure de Claude François Charles Benoist de Trémont conseiller du Roy lieutenant général et seul président au bailliage et siège présidial de Sens et de Dame Magdeleine Cécile Travers ses père et mère de cette paroisse d’autre part. Vu les dispenses de nos seigneurs les archevêques de Paris et de Sens dument ? et contrôlées, de la publication des deux derniers bans, ensemble celle de fiances et de maries en même temps nous prêtre chanoine de l’église métropolitaine de Sens grand vicaire de Monseigneur l’évêque de Co?dom avons eu consentement de monsieur le curé de cette paroisse et en sa présence donné la célébration nuptiale aux susdits et célébré leur mariage en présence du côté de l’époux de Messire Louis Jodrillat son père, de Monsieur François André Guyon son oncle, de Dame Dubois épouse dudit Messire Louis Jodrillat et de plusieurs autres, et du côté de l’épouse de ses susdits père et mère et de plusieurs autres parents et amis qui ont signé avec moy »

Au travers de cet acte de mariage, on voit explicitement que Louis Jodrillat a été marié deux fois, la première avec Françoise Guyon et la seconde avec une Dame Dubois. Par contre, je n’ai pas encore fait le lien avec un Louis, s’il existe, né à Sens.

Après la révolution, Louis Clément Bonaventure est devenu propriétaire d’un château à Toussac en Seine et Marne où il était conseiller général. Que s’est-il passé pendant la révolution ? Malgré son lien avec la noblesse, il a su assez bien rebondir !

J’ai trouvé depuis cette découverte que Louis Clément Bonaventure avait été incarcéré le 4 octobre 1793 (an II) pour « n’avoir jamais paru dans les occasions où les bons citoyens se rassemblent » ! (archivesenligne.yonne-archives.fr/data/files/ad89.ligeo2/images/FRAD089_etat-des-fonds/FRAD089_INV_L_570-571.pdf). Comment s’en est-il sorti ?

Ensuite, j’ai trouvé le décès de Anne Françoise Jodrillat à Meudon (92) née de Louis et cette fois-ci de Françoise Gayon (il y a une forte probabilité que ce soit la même mère que celle de Louis Clément Bonaventure avec une erreur de retranscription du nom car, pour l’instant, je n’ai pas l’acte officiel)

Copie d’un mail de la mairie de Meudon faisant état du décès de Anne Françoise Jodrillat :

Copie mail mairie de Meudon décès Anne Françoise Jodrillat en 1744

Puis, on trouve le mariage de Marie Anne Louise en 1769. Elle serait née aux alentours de 1753 car elle avait 17 ans pour son union. Elle épouse Antoine François Bernard (de Montessus) à Villenauxe la Petite en Seine et Marne et elle décède à Vesoul en Haute Saône le 20 janvier 1830, dans le lieu de naissance de son époux. Elle était la fille de Louis et de Marie du Bois ou Dubois. L’acte de mariage est très long (3 pages). Il est consultable dans les archives départementales de Seine et Marne à l’adresse suivante : http://www.archinoe.fr/cg77/visualiseur/visu_affiche.php?PHPSID=b7015c7b1da1a68ad69540258e98d3db&param=visu_0&page=1#

On y lit notamment que les bans du mariage ont été publiés dans les paroisses de Saint Sulpice et Saint Eustache de la ville de Paris.

Marie Anne Louise fait parler d’elle pendant la révolution. Habitant Sognes au nord du département de l’Yonne avant celle-ci, elle a probablement fui et ses biens ont été séquestrés et liquidés car elle était considérée comme émigrée ou condamnée ! (source : archivesenligne.yonne-archives.fr/data/files/ad89.ligeo2/images/FRAD089_etat-des-fonds/FRAD089_INV_Q_001-030.pdf)

Enfin, Marie Augustine née de Louis Clément Bonnaventure et de Céleste Benoist de Trémont le 5 septembre 1777 à Sens se marie avec Louis Claude Benoist de la Mothe en 1795 à Sens. A cette époque, son père habite Paris. Elle décède, toujours à Sens, le 23 mai 1854. Elle a un frère, Louis Alexandre, qui est présent et témoin à son mariage. Je ne sais rien de plus à son sujet pour l’instant !

Je garde bon espoir de trouver des traces de Jodrillat à Paris en m’appuyant sur l’information qui affirme que des archives de la paroisse Saint Eustache seraient conservées. A voir sur place prochainement !

Le constat que je fais est que la période de la révolution a perturbé la famille. On a la preuve que certaines personnes ont été visées directement et ont soit migré, soit ont été emprisonnées. Comment ne pas envisager, dans cette ambiance bien peu favorable à la noblesse, que d’autres membres de la famille se soient expatriés dans d’autres régions ?

Cette piste n’est pourtant pas cohérente avec les informations récoltées dans la généalogie des Ardennes. En effet, le premier Jean Baptiste Jodrillat identifié (voir la page consacrée aux Ardennes ci-dessus) est décédé le 19 novembre 1814 à l’âge de 53 ans. Ainsi, sa naissance daterait de 1761. Il était lui-même le fils d’un Jean Baptiste marié avec une Jeanne Godet qui, à priori, était un nom de famille des Ardennes !

La piste plausible mais encore à démontrer est celle d’une migration antérieure à la révolution. Mais pour quelle raison ?

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